[Verse 1]
Les oiseaux ont tout compris,
Ils chantent sans qu’on les prie,
Ils chantent pour rien,
Ils chantent — c’est bien.
Je sors dans l’air du petit matin,
Paris sent le pain et la pluie,
Les oiseaux refont le chemin
Que la nuit avait alourdi.
Ils ne savent pas ce que j’ai vu,
Ils ne savent pas d’où je reviens,
Ils chantent pour les feuilles nues,
Ils chantent — et ça me revient.
[Chorus]
L’aube ne pose pas de questions,
Elle arrive, elle pose sa joie,
Elle n’a pas d’autre raison
Que d’être là quand tu la vois.
L’aube est la réponse des oiseaux
À toutes les nuits qu’on a faites —
Elle dit, avec ses mots si beaux :
Recommence — la vie t’attend.
[Verse 2]
Je marche sur le boulevard clair,
Je porte mes morts tendrement,
Ils sont légers dans l’air,
Ils sourient — je le sens.
Le garçon des montagnes court,
Le père lève encore la main,
Les amis font leur grand retour
Sur les trottoirs du lendemain.
[Bridge]
Peut-être que c’est ça, vivre —
Pas trouver, mais traverser,
Pas vaincre, mais se laisser suivre
Par tout ce qu’on a traversé.
Les oiseaux ne cherchent pas le sens,
Ils chantent parce que vient le jour,
Et dans cette simple cadence
Se cache peut-être tout l’amour.
[Chorus]
L’aube ne pose pas de questions,
Elle pose sa main sur ma joie,
Elle dit dans chaque rayon —
Tu es là, et c’est bien ainsi.
L’aube est fidèle et revenue,
Comme elle revient depuis toujours,
Pour les vivants et les perdus,
Pour les nuits et pour les amours.
[Outro]
Les oiseaux chantent encore.
Le café a fermé ses volets.
Je croyais entrer dans un café.
J’entrais dans ma vie.
Et ce matin —
Je chante moi aussi.